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jeudi 18 octobre 2012

Métaphysique des tubes - Amélie Nothomb


J'ai résisté pendant longtemps au phénomène « Amélie Nothomb ». Je trouvais cet auteur beaucoup trop médiatisé et me refusais donc à lire ses romans. Et puis, un jour j'ai fait le pas, et je ne l'ai pas regretté...

« Métaphysique des tubes » est un roman autobiographique un peu particulier puisque l'auteur nous raconte sa petite enfance (de sa naissance à ses 3 ans) passée au Japon. Peu d'entre nous gardent des souvenirs précis de cette période de notre vie... Mais ce n'est pas le cas d'Amélie qui se souvient même de sa naissance... Réalité ou fiction ? Sans doute un peu des deux. Mais, peu importe, l'écriture d'Amélie est toujours aussi limpide, drôle voire même grinçante parfois. Et j'ai une fois de plus passé un bon moment en sa compagnie.

Citations

"Vivre signifie refuser. Celui qui accepte tout ne vit pas plus que l'orifice du lavabo".
"Le seul mauvais choix est l'absence de choix."
"L'accident mental est une poussière entrée par hasard dans l'huître du cerveau, malgré la protection des coquilles closes de la boîte crânienne".
"Le souvenir est l'un des alliés les plus indispensables de la volupté".
"On a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent".
"Nos personnalités sont nulles, nos inclinations plus banales les unes que les autres. Seules nos répulsions parlent vraiment de nous".

Extraits choisis

"Ce fut alors que je naquis, à l'âge de deux ans et demi, en février 1970, dans les montagnes du Kansai, au village de Shukugawa, sous les yeux de ma grand-mère paternelle, par la grâce du chocolat blanc".
"Dans le jardin, je me postai sous le mât et me mis à observer la carpe. En quoi évoquait-elle davantage mon frère que moi ? Et en quoi la masculinité était-elle si formidable qu'on lui consacrait un drapeau et un mois - a fortiori un mois de douceur et d'azalées ?".

Ma note


vendredi 28 septembre 2012

Le livre de ma mère - Albert Cohen


Albert Cohen nous confie ses souvenirs et ses émotions à la suite du décès de sa mère. Accepter la mort d'un proche est toujours difficile. Pour l'auteur, c'est une terrible épreuve et la façon dont il exprime son mal-être est réellement touchante. Cependant, les reproches qu'il s'adresse tout au long de son récit, lorsqu'il repense aux moments où il s'est montré ingrat, indifférent voire même incompréhensif, finissent par devenir un peu pesants. 
Ce livre reste malgré tout un bel hommage à la mémoire de sa mère.

Mes citations préférées
"Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte."

Quelques extraits
"O toi, la seule, mère, ma mère et de tous les hommes, toi seule, notre mère, mérites notre confiance et notre amour."
"Ce n'est pas dans un village mais dans de la terre odeur de terre qu'elle est cachée. Et la vérité est qu'elle ne me parlera plus, ne se préoccupera plus de moi. Effrayante et égoïste solitude des morts étendus. Combien vous ne nous aimez plus, morts aimés, chers infidèles. Vous nous laissez seuls, seuls et ignorants".
"Fils des mères encore vivantes, n'oubliez plus que vos mères sont mortelles. Je n'aurai pas écrit en vain, si l'un de vous, après avoir lu mon chant de mort, est plus doux avec sa mère, un soir, à cause de moi et de sa mère. Soyez doux chaque jour avec votre mère. Aimez-la mieux que je n'ai su aimer ma mère".

Ma note